L'histoire de la Rover CityRover

Publié le par Futura

Au début des années 2000, lâché par BMW, Rover cherche à renouveler sa gamme malgré des moyens financiers plus que limités. A la recherche d'un partenaire, Rover finit par passer un accord avec l'indien Tata en vue de produire la citadine phare du constructeur, la Tata Indica, qui va devenir Rover CityRover.

De la Tata Indica à la CityRover

On pourrait s'étonner du choix de Rover de choisir une citadine déjà relativement ancienne puisque l'Indica date de 1998. En fait cette décision a été motivée par l'unique fait que Tata ait été le seul constructeur qui ait bien voulu s'allier avec Rover. L'Indica sera donc parfaite dans le rôle de petite citadine bas de gamme.

Son arrivée devait non seulement permettre au constructeur de dégager facilement de l'argent frais mais aussi d'étoffer sa gamme et rassurer les clients quant à l'avenir de Rover. Ce ne sera hélas pas le cas, mais pour le moment revenons en 2003. La présentation de la CityRover est un évènement puisque c'est la première Rover inédite depuis la 75, d'autant plus qu'elle marque le retour du constructeur sur un segment des authentiques citadines qu'il a quitté en 1998.

En dessous de la 25

Avec ses 3 mètres 70 de long, la CityRover mesure 30 cm de moins que la 25 et même 7 cm de moins en largeur. Des dimensions qui la situe également en dessous d'une Peugeot 206 et davantage en face de la Renault Twingo ou de la Peugeot 106.

Son coffre de 220 litres offre une contenance limitée mais suffisante pour le segment, banquette rabattue il passe à 610 litres.

A l'intérieur justement, si l'habitacle se montre relativement spacieux au regard des dimensions extérieures, il manque de pratacité tandis que la finition n'est clairement pas à l'avenant, même en comparaison de la Rover 25.

Sous le capot on trouvait entre autre un 1.4 de 85 ch, dont la consommation mixte était annoncée à 6,2 litres/100 kilomètres. Une consommation honnête donc mais pas non plus exceptionnelle en comparaison des Twing, Panda et autres C2 qu'elle s'apprêtait à affronter.

http://i48.servimg.com/u/f48/14/88/53/89/avant_10.jpgAssez mignonne, la CityRover est agréable à regarder mais manque de personnalité avec des lignes très classiques. Rapidement mise au point, la CityRover ne fait rien pour faire oublier sa base de Tata Indica.

http://i48.servimg.com/u/f48/14/88/53/89/arriar10.jpghttp://i48.servimg.com/u/f48/14/88/53/89/arriar11.jpgPrésentée comme une citadine polyvalente, la CityRover compte sur son rapport prix/prestations pour séduire, à défaut d'avoir des lignes modernes.

http://i48.servimg.com/u/f48/14/88/53/89/intari10.jpgPour la CityRover, la marque au drakkar avait tout tenté pour que l'illusion soit parfaite : sellerie cuir, volant gainé de cuir, compteurs à fond blanc, pédalier alu... Faute de temps et d'argent, la marque n'a pas modifié la planche de bord, qui marque le pas autant esthétiquement parlant qu'en matière de finition.

La gamme

Si les motorisations ne sont guères nombreuses (un 1.4i de 85 ch), les finitions sont au nombre de 4. Les séries Select et Solo représentent à elles deux le bas de gamme. Dans le milieu on retrouve la Style, qui reçoit entre autre des jantes alliage et des anti-brouillard. Enfin, le haut de gamme est incarné par la version Sprite dont vous pouvez admirer l'intérieur sur la photo ci-dessus.

Des regrets...

Le moins qu'on puisse dire en voyant cette CityRover c'est dommage.

Dommage qu'elle soit sortie si tard, 2004 en Angleterre et elle devait débarquer en France au cours de l'année 2005. Malheureusement de très nombreux problèmes de mise au point ont retardé le lancement, de même que la fiabilité limitée des premiers exemplaires de série va rapidement conduire Rover à revoir sa copie...

Dommage aussi que la finition soit aussi médiocre. Les plastiques bas de gamme et souvent mal assemblés sont légions dans cette citadine. En face, les citadines coréennes type Kia Picanto montrent qu'il est possible d'avoir une finition correcte pour des tarifs limités, le tout en offrant de bonnes prestations routières, contrairement à la Rover. Car en effet, son dernier grief viendra de sa tenue de route. Les journalistes ne sont pas tendre avec elle : la suspension, l'insonorisation, la motorisation, tout est à revoir. Celle sur qui Rover avait fondé bien des espoirs a vu sa carrière pulvérisée en moins de 1 an et demi. Résultat : les clients boudent la citadine.

Chez Rover, on compte commencer à exporter la CityRover en Europe dés 2005, y compris en France où le modèle à conduite à gauche est présenté au salon de Paris de 2004. La vie de la CityRover cesse brutalement au cours du mois d'avril 2005, lorsqu'on assiste au naufrage de la marque au drakkar... Le bilan n'est pas bien lourd : moins de 15 000 CityRover furent produites selon certaines sources.

Même en occasion, la CityRover mène une carrière discrète. Les rares exemplaires sont en général bradés et n'intéressent guère les amateurs de la marque.

Publié dans MG-Rover

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